TRONICO VIGICELL - L'eau...en toute transparence

January 21, 2020

 

 

Créée en 1999 puis installée à la Roche-sur-Yon (85) en 2015, l’entreprise TRONICO VIGICELL fait figure de pionnière dans le domaine des bioessais destinés à détecter les pollutions chimiques émergentes ou avérées dans tous les milieux aquatiques.

Initialement entreprise de services, TRONICO VIGICELL a également développé une offre de produits depuis son rachat par TRONICO. Rencontre avec Laurent PAULIC, Directeur des Etudes.

 

Les Cahiers de l’Environnement : Pouvez-vous nous décrire brièvement votre activité ?


Laurent Paulic : Eaux de surface, utilisées – ou pas – pour faire de l’eau potable, eaux usées industrielles, urbaines, en passant par les eaux de réseau et même par l’eau de mer… depuis 17 ans, TRONICO VIGICELL met en oeuvre sa technologie et son savoir-faire sur la totalité des types d’eaux existants.

Comment ? En proposant des solutions s’inscrivant dans son coeur de métier : les bio-essais, c’est-à-dire l’usage des modèles vivants, pour qualifier la qualité de l’eau.

Pour ce faire, nous mettons à disposition de nos clients des appareils simples, dotés de bioessais, pouvant être utilisés par des personnes qui ne sont pas biologistes, et pour un coût rationalisé. Objectif : détecter, qualifier et quantifier rapidement l’éventualité d’une toxicité d’une eau. Aujourd’hui, nous proposons différentes solutions élaborées à partir de bioessais, pouvant être utilisées par n’importe quel opérateur, sans connaissance préalable en biologie.

 

 

 Les C.E : Pourquoi vous être positionnés sur ce créneau ?


L. P : Nous avions remarqué que les bioessais étaient beaucoup utilisés en recherche fondamentale, dans les laboratoires, dans des environnements médicaux, également pour la cosmétique… mais qu’on ne les exploitait pas dans le cadre d’un monitoring de la pollution et dans l’évaluation de la qualité de l’eau. A cela, deux raisons majeures : le caractère chronophage de telles études, et leur coût, car reposant sur des outils extrêmement perfectionnés.

Dans ce contexte, TRONICO VIGICELL propose des Bioessais préexistants dans les laboratoires. L’entreprise n’est donc pas propriétaire des tests, mais de la démarche intellectuelle qui l’a conduit à les mettre en oeuvre, ainsi que de leur mode d’application. Ces outils sont choisis selon des critères de robustesse scientifique, de simplicité d’utilisation, et de coût. Nos solutions permettent ainsi de mesurer les variations d’impacts toxiques sur le vivant. Cette stratégie a été conçue selon des concepts qui nous sont propres, comme le différentiel cellulaire ou les panels d’organismes, par exemple.

 

 

Les C.E : Côté produits, quels types de solutions proposez-vous ?


L. P : Nous avons actuellement six appareils commercialisés, ou en attente de l’être.

Le premier d’entre-eux, appelé InSITox 1.0, est dédié à la surveillance de la qualité de l’eau potable. Il vérifie si cette dernière, produite par les centres de potabilisation ou stockée en réservoirs, présente une éventuelle altération toxique. Cette altération pouvant résulter d’une malveillance ou d’un dysfonctionnement.

Il reste toutefois important de préciser que nos bioessais ne présument pas de la nature chimique de la pollution. Ils permettent simplement de vérifier si un échantillon d’eau présente un effet délétère sur les modèles vivants. Et, en choisissant bien les modèles vivants, nous sommes capables de distinguer des effets très différents, comme les atteintes de l’ADN, la perturbation endocrinienne, ou la toxicité générale. C’est là toute la spécificité de nos équipements. Ils donnent l’alerte sur la qualité de l’eau produite et envoyée dans les réseaux d’eau des consommateurs et aident ainsi les gestionnaires d’eau (privées, collectivités…) à répondre à l’obligation de qualité qui leur incombe.

 

Notre second produit permet de qualifier la qualité de l’eau usée, ceci, dans le cadre, par exemple, du pilotage de stations d’épuration, de la surveillance du rejet de la station dans l’environnement... Toujours basé sur les bioessais, cette machine est conçue et réalisée en partenariat avec le laboratoire Universitaire de Nantes, le GEPEA. Sa commercialisation est imminente.

 

Les quatre autres innovations, toujours conçues autour des bioessais, seront commercialisées dans les mois à venir.​

 

 

Les C.E : Pouvez-vous nous expliquer en quoi vos produits jouent-ils un rôle majeur dans la protection des milieux naturels et des organismes vivants ?


L. P : Nos appareils permettent de mesurer rapidement et efficacement la toxicité éventuelle d’un milieu aquatique et de mettre en oeuvre les mesures correctives idoines dans les meilleurs délais.

Nous sommes, pour ce faire, partis du constat de base qu’il existe aujourd’hui de nombreuses substances polluantes qui défraient la chronique, comme, par exemple, le bisphénol A. Il faut savoir que, si certaines analyses physico-chimiques permettent de mesurer exactement une concentration (quantité de substance par volume), vous ne saurez pas, sur cette base, estimer le danger relatif à ce résultat. Et ce pour différentes raisons, notamment le manque d’information relatif aux propriétés de la substance ainsi que la diversité du vivant et de ses réactions possibles.

Par ailleurs, les eaux ne concentrent pas une substance, mais des centaines, qui peuvent, de surcroît, interagir entre elles (le fameux effet cocktail).

 

Ici, la dose ne fait plus toujours l’effet. Nos produits permettent donc de mesurer la toxicité globale d’un échantillon, sans se focaliser sur une substance précise. Ils sont d’une grande utilité, en première intention, pour hiérarchiser le danger et cartographier les priorités sans a priori, pour ensuite, réaliser des actions d’améliorations ou d’autres études plus fines, destinées à connaître précisément le ou les facteurs toxiques concernés.

 


Les C.E : Pouvez-vous nous citer un exemple de projet d’envergure auquel vous avez pris part ?


L. P : Le projet LUMIEAU-Stra, orchestré par l’Euro-métropole de Strasbourg, est très représentatif de notre valeur ajoutée.

Pour réduire les flux de micro polluants dans le réseau strasbourgeois, les principales sources de micro polluants en milieu urbain (industriels, artisans, particuliers et eaux pluviales) ont été passées au crible.

Objectif : établir un diagnostic et construire un scénario à plusieurs volets, permettant de faire face à différentes situations de pollution. Pour ce faire, un consortium de neuf partenaires, dont TRONICO VIGICELL, a été constitué afin de mutualiser expériences et compétences.

 


Les C.E : Où vos clients, les agences de l’eau, les muncipalités, les traiteurs d’eau, les industriels… peuvent-ils vous rencontrer s’ils souhaitent en savoir plus sur vos produits et services ?


L. P : Nous sommes très présents, avec certains de nos clients, lors de conférences dédiées au traitement de l’eau. Nous venons également de créer un nouveau site Web qui sera totalement opérationnel au début de l’année 2018. Enfin, nous renforçons notre présence sur les réseaux sociaux professionnels.

 

 

Tronico VigiCell
IUT La Courtaisière
18 Boulevard Gaston Defferre
85035 La Roche sur Yon, FRANCE
Tel : +33.2.51.37.61.00
Fax : +33.9.72.29.59.66
vigicell@vigicell.fr

 

 

 

 

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