ABM ENERGIE CONSEIL : Energie et environnement, deux aspects d’une même réalité sociétale

 

Il y a 22 ans, Thierry MARTIN fonde, avec son associé Yann BOUKINE, ABM Energie Conseil, une société spécialisée dans l’étude thermique réglementaire dédiée au logement individuel, collectif et tertiaire. Historiquement basée à Toulouse et Epinal, l’entreprise a, depuis la création du Label Bâtiment Basse Consommation (BBC Effinergie), choisi d’ouvrir différentes agences pour couvrir l’ensemble du territoire. C’est ainsi que les 37 collaborateurs d’ABM Energie Conseil se répartissent dans les structures de Marseille, Lyon, Bordeaux, Rennes, Lille et Paris. Epaulés par un directeur technique national (Olivier MAHUL) en charge, entre autres, de centraliser toutes les données des industriels, les nouveautés réglementaires, les nouveaux labels énergétiques et de les communiquer à l’ensemble des huit agences, ABM Energie Conseil déploit une véritable expertise dans le domaine énergétique et environnemental.

 

 

Les Cahiers de l’Environnement : Quelle est la nature précise de l’activité d’ABM Energie Conseil ?
Thierry MARTIN : Depuis 1994, ABM Energie Conseil prodigue aide et conseil aux constructeurs de maisons individuelles, aux promoteurs immobiliers, voire même à quelques particuliers, pour réaliser des études spécifiques dans le domaine thermique, énergétique et environnemental. Attestation au dépôt de permis de construire, calculs réglementaires RT2012, contrôles et diagnostics énergétiques, attestations de conformité… nous nous sommes rendus compte avec les années que nos clients, quels qu’ils soient, avaient besoin d’une offre complète. C’est la raison pour laquelle nous avons conclu des accords de partenariat avec des entreprises spécialisées dans les diagnostics RT 2012, dans les audits accoustiques, dans l’ingéniérie et les fluides, spécialement à destination des logements
collectifs… un vrai réseau de compétences s’est peu à peu structuré, pour proposer une offre experte et globale. Je précise qu’ABM Energie Conseil est labelllisée NF Etudes Thermiques, au même titre que l’ensemble de nos partenaires on tune certification. Une démarche qui accroît notre crédibilité, notre expertise et qui nous permet de délivrer des attestations, si importantes aujourd’hui pour permettre à nos clients de s’inscrire dans le respect de la réglementation thermique RT2012 (et préparer les suivantes !).
 

Les C.E : Avez-vous aujourd’hui un secteur que vous souhaitez particulièrement développer ?
T. M. : Nous réalisons des études concernant la rénovation, mais nous rencontrons une concurrence importante sur ce segment de marché. Notre cheval de bataille, aujourd’hui, concerne donc davantage le neuf. Ce domaine s’avère en effet beaucoup plus intéressant à terme, puisqu’il nous permet de nous inscrire dans une démarche pro-active, en prenant part à l’élaboration de la prochaine réglementation thermique, la RE 2018 et 2020. Il faut dire que l’initiative n’est pas nouvelle pour nous, puisque nous avions également participé aux groupes de travail qui avaient présidé à l’élaboration des RT 2005 et 2012. Pour cette dernière, nous avons d’ailleurs fait partie du groupe de travail “applicateurs”. Notre bureau d’études a en effet participé à la détermination des nouveaux labels pour les bâtiments à énergie positive.

 

Les C.E : La prochaine réglementation thermique, la RE 2020, imposera une dépense énergétique de 0 kWhEP/m²SRT.an. Comment imaginer que cela puisse être réalisable ?

T. M. : La RE 2020 sera en effet applicable à toutes les constructions neuves à partir, comme son nom l’indique, de fin 2020 (et dès 2018 pour un premier palier) et rendra obligatoire un bilan énergétique nul. Pour atteindre cet objectif, soit le bâtiment devra lui-même produire assez d’énergie pour répondre aux besoins de tous les occupants. Soit, les collectivités territoriales devront prendre la mesure de cet objectif et mettre en place des réseaux vertueux (photovoltaïque, éolien…) grâce auxquels les ménages pourront s’approvisionner en énergie renouvelable. Toutes les régions ont leurs avantages. Certaines, plus ensoleillées, pourront privilégier le photovoltaïque, tandis que d’autres choisiront l’éolien, par exemple. C’est à la fois un challenge ambitieux et extrêmement stimulant.

 

Les C.E : Quels sont les implications objectives du bâtiment de demain ?

T. M. :  Outre la performance énergétique, les enjeux sont énormes car les constructeurs vont devoir concevoir de nouveaux produits, les construire et prévoir leur recyclage pour réduire toujours plus l’empreinte carbone liée à leur cycle de vie incluant leur utilisation.Les professionnels vont devoir prendre en compte les nouvelles contraintes en faisant évoluer leurs compétences. On voit aujourd’hui trop de « conseils » en analyse énergétique et environnementale qui commettent de grossières erreurs. De fait, s’il n’existe pas des gardefous dans la réglementation, on arrive vite à des incohérences dans les résultats. Une vraie certification du métier de conseil en optimisation énergétique et environnementale doit être créée si l’on ne veut pas voir de grands écarts de résultats, variant en fonction du professionnel qui aura réalisé les calculs réglementaires. Il nous semble aussi important de structurer la partie réglementaire environnementale et de favoriser la création et la vérification des fiches environnementales des produits disponibles sur le marché.

 

Les C.E : Vous considérez donc qu’il faut organiser la profession dans votre secteur ?

T. M. : Absolument ! Et comment n’en serait-il pas ainsi, puisqu’il n’existe pas assez de liens entre les écoles qui forment les futurs professionnels du secteur et les entreprises susceptibles de les recruter ? J’emploie moi-même beaucoup de jeunes profils Bac+2. Il est incroyable de constater qu’aucune des formations qu’ils ont suivies n’est spécifique à notre métier ! la formation en alternance nous semble aussi une bonne piste pour optimiser les compétences « terrain » de futures recrues qui, pour certaines, ne connaissent pas la conception générale d’un bâtiment. Beaucoup reste donc à faire dans le conseil énergétique et environnemental, mais la première chose à comprendre c’est que les deux sont dorénavant liés. Cela peut paraître évident, mais sur le terrain, les vraies compétences manquent encore !!! Il serait nécessaire d’imposer une certification ou un formation adaptée pour pouvoir exercer ce métier comme nous pouvons le constater dans le domaine du diagnostic immobilier ou au pire un système de contrôle approprié des études réglementaires.

 

ABM Energie Conseil

20, avenue Léonard de Vinci

31880 La Salvetat Saint-Gilles

Tel : 05 62 13 00 50

http://www.abmec.fr/

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